La polémique autour du jeune apprenti torero franco-mexicain Michelito, 10 ans et demi, a rebondi samedi avec l'interdiction, pour la deuxième fois, d'une manifestation taurine à laquelle il devait participer dans le Sud-Est de la France, à Arles.
Vedette en Amérique latine où il participe à des corridas avec mise à mort, Michelito devait se produire aux côtés d'autres élèves d'écoles taurines, samedi soir à Fontvieille, une bourgade provençale, lors d'une "becerrada", une corrida pour débutants avec de jeunes veaux, sans mise à mort ni banderilles.
L'Alliance anti corrida qui dénonce "une mise en danger" de l'enfant et des violations sur la législation du travail pour les mineurs avait porté plainte, déclenchant une enquête du parquet de Tarascon.
Vendredi soir, le maire de Fontvieille, Guy Frustié, a finalement décidé d'annuler la manifestation invoquant une demande de la préfecture "pour garantir la sécurité du mineur".
Quelques heures plus tard, les organisateurs annonçaient que le spectacle aurait lieu à quelques kilomètres de là, dans les arènes de l'école taurine d'Arles (Bouches-du-Rhône).
Mais les autorités ont de nouveau décidé d'interdire cette manifestation samedi, à quelques minutes à peine du coup d'envoi, suscitant la colère de la famille de Michelito, dont le père, Michel Lagravère, est un ancien torero, mais également du maire d'Arles, Hervé Schiavetti (PCF), qui a déclaré son intention de contester cet arrêté d'interdiction devant le tribunal administratif.